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Les rachats se sont multipliés en 2005 modifiant le paysage des chaînes intégrées françaises et européennes. Ces opérations ont été réalisées en majeure partie par des grands acteurs anglo-saxons du capital-investissement ainsi que par des investisseurs privés fortunés. L'irruption de ces derniers va plus loin que le simple apport financier avec des conséquences stratégiques et managériales.
 Question activité, le millésime 2005 ne fera pas date dans les annales des chaînes intégrées françaises. Certes, les clients sont venus plus nombreux séjourner dans l'Hexagone l'an passé. Les records d'antan sont loin néanmoins d'être égalés. Le taux d'occupation moyen (toutes catégories confondues) a ainsi progressé de tout juste + 0,05 point atteignant 66,6 %. Côté revenu par chambre disponible (RevPAR), Coach Omnium constate une hausse de + 3,3 % à 45,70 euros. Reste que cette amélioration résulte pour l'essentiel des augmentations de prix moyens chambres selon les analyses de Coach Omnium. Pas de quoi donc crier victoire et affirmer que le secteur se porte comme un charme. En dépit de cette tendance globalement molle - à l'image de l'économie française - plusieurs événements importants ont bouleversé le paysage de l'hôtellerie intégrée française au cours de l'année 2005. À commencer par l'irruption massive des fonds d'investissement et de pension anglo-saxons. À croire que ce secteur d'activité - y compris la restauration commerciale - constitue désormais un nouvel eldorado pour ces acteurs à la recherche de placements rentables à court ou moyen terme. Déjà partenaire du groupe Accor dans le secteur des casinos, Colony Capital a ainsi renforcé sa participation au sein du leader européen en injectant 1 milliard d'euros. À noter bien sûr parallèlement la reprise de Galaxie SA/B&B par Eurazeo à l'Anglais Duke Street (un autre fonds d'investissement). L'opération phare de l'année demeure tout de même le rachat de la Société du Louvre, jusqu'alors détenue par la famille Taittinger, par le fonds américain Starwood Capital. Parmi les autres changements de mains qui se sont déroulés en 2005, les fonds d'investissement ont toujours été plus ou moins en embuscade. C'est le cas à propos de la fusion entre les 2 ennemis de jadis, Hilton Hotels Corp (Américain) et Hilton Group (Britannique). Enfin, Méridien est finalement tombé dans l'escarcelle de la banque d'affaires Lehman Brothers, associée à Starwood Capital, l'exploitation des établissements étant confiée à Starwood Hotels. Cette dernière ayant elle-même acquis la marque. |